Vickie Bois, psychoéducatrice / Prix Gilles-Gendreau

De grandes distinctions pour une étudiante de l’UQO

Le Prix Gilles-Gendreau

Vickie Bois, nouvellement diplômée à la maîtrise en psychoéducation de l’UQO, s’est vue remettre, en compagnie de Maxime Leblanc grâce au projet Hors les murs Québec-Équateur, le Prix Gilles-Gendreau le 31 mai 2013. Ce prix est remis par l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec à des psychoéducateurs qui, par leurs réalisations, leurs projets et leurs recherches contribuent au rayonnement de la profession. « Je suis fière de réaliser que mes efforts sont reconnus et que l’ordre des professionnels croit en des projets novateurs comme celui-là », remarque-t-elle.

Maxime Leblanc, psychoéducateur au Centre de santé et de services sociaux de Vaudreuil-Soulanges (CSSS V-S) a mis sur pied ce projet avec l’équipe Jeunesse en Santé en 2007 dans le but de répondre aux besoins des jeunes en difficulté d’adaptation qui résistaient aux approches dites traditionnelles. Par la suite, Jean-François Gauthier, chargé de cours à l’UQO et psychoéducateur au CSSS V-S, s’est joint à l’équipe pour une deuxième reproduction du projet Hors les murs en 2009. Suite au succès des deux premières cohortes du projet, c’est à titre de stagiaire et d’étudiante associée que Vickie Bois a collaboré en réalisant l’évaluation d’implantation de ce projet : « C’est grâce à l’UQO et à madame Ginette Lajoie que j’ai pu participer à ce projet novateur. Un appel à tous avait été lancé pour les étudiants intéressés à participer et j’ai tout de suite sauté sur l’occasion, puisque c’est un projet qui m’interpelait. »

Le Prix d’excellence du ministère de la Santé et des Services sociaux – catégorie Personnalisation des soins et des services

Le travail de Vickie Bois a été récompensé deux fois plutôt qu’une puisqu’elle s’est également vue remettre, de concert avec les instigateurs, le Prix d’excellence du ministère de la Santé et des Services sociaux – catégorie Personnalisation des soins et des services pour ce même projet. « Utiliser la thérapie par l’aventure est une technique exigeante et d’obtenir ainsi l’appui et la reconnaissance de notre ministère pour lequel on travaille, c’est motivant et ça donne le goût d’intervenir différent dans le but d’adapter des approches aux réels besoins des clients », dit-elle.

Le projet Hors les murs Québec-Équateur

Créé au CSSS V-S par l’équipe jeunesse en santé mentale, le projet Hors les murs Québec-Équateur cible principalement les adolescents de 14 à 17 ans. Ce projet d’aide humanitaire en est à sa troisième édition. Il était donc indispensable de documenter scientifiquement les résultats de recherche et c’est à ce moment où Vickie Bois est arrivée, voulant appuyer le projet par une recherche scientifique.

L’étude qu’elle a réalisée démontre que l’intérêt d’adopter de nouvelles approches au dépend des approches traditionnelles se veut parfois bénéfique : « Le voyage est une source de motivation pour les jeunes tout au long de l’année. Comme certains adolescents résistent aux approches traditionnelles des intervenants, la thérapie par l’aventure est une stratégie d’intervention pertinente qui permet à ces derniers de travailler leurs difficultés à travers l’action. »

Les résultats découlant de l’étude de Vickie Bois démontrent qu’une meilleure estime de soi, des stratégies adaptatives plus productives,, une meilleure gestion des émotions et une diminution significative de la consommation de drogues figurent parmi les améliorations notables engendrées par le projet.

« Je souhaite remercier chaleureusement Diane Dubeau, professeure au Département de psychoéducation et de psychologie qui m’a soutenue tout au long du projet au niveau de la recherche. Les professeurs de l’UQO croient en leurs étudiants et c’est grâce à ça que l’Université se distingue des autres universités et que des projets comme celui-là peuvent rayonner au niveau national. »


SOURCE : http://www4.uqo.ca/savoir/articles/a0244.html

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